| Stop à la violence faite aux femmes! |
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| Écrit par Secrétariat International | ||||
| 16-11-2007 | ||||
Déclaration a l’occasion de la journée internationale pour l'élimination de la violence faite aux femmes - 25 novembre 2007 Une jeune femme du Zimbabwe confie : « Mon oncle me battait avec des câbles électriques. Avant
d’aller vivre chez mon oncle et ma tante, je vivais chez la mère de ma sœur aînée et mon frère
m’emmenait souvent dans la brousse. Puis il me violait. J’avais huit ou neuf ans. J’avais peur. Il
me disait : ‘Je te battrai si tu racontes jamais ça à quelqu’un’ ».Maria Mutungi est ghanéenne. Lorsque son mari est décédé, sa belle-famille s’est emparée de tout ce qui lui appartenait – y compris le matériel agricole, le bétail, les biens du ménage et les vêtements. Elle a insisté pour que Maria soit « lavée » en ayant des rapports sexuels avec un paria. C’était la condition pour qu’elle puisse rester à la maison. Sa belle-famille a payé l’équivalent de 6$ à un gardien de troupeau pour qu’il ait des relations sexuelles avec Maria, contre son gré et sans préservatif. Maria a expliqué : « J’ai essayé de refuser mais ma belle-famille m’a dit que je devais être lavée, sinon elle me battrait et me chasserait de chez moi ». En fin de compte, Maria a été chassée de chez elle. Elle et ses enfants se sont retrouvés sans abri jusqu’à ce que quelqu’un leur offre une petite hutte peu étanche aux intempéries. Maria étant incapable de payer les frais scolaires, ses enfants ont dû renoncer à leur scolarité.
Ce ne sont là que quelques-unes des histoires que nous pouvons entendre. Mais il en existe une
multitude d’autres non révélées. Même en ce millénaire, les femmes subissent des violences au
sein de leur famille ou dans la société. La raison souvent invoquée pour expliquer ces souffrances
est la « culture » ou la « religion » mais la société continue à tolérer cette violence et beaucoup de
femmes acceptent cette situation.
Selon le Bureau de l’OIT à Genève pour l’égalité entre hommes et femmes, « La violence basée sur le genre couvre toute une gamme d’injustices – du viol systématique à la sélection sexuelle prénatale, en passant par la mutilation génitale des femmes. Au niveau mondial, au moins une femme ou fille sur trois a été battue ou abusée sexuellement dans sa vie. En général, l’abuseur est un membre de la famille ou une connaissance ». « Une vaste étude menée en Inde a révélé que 43,5% des femmes déclaraient subir des violences psychologiques de la part de leur partenaire, et 40,3 % se disaient victimes de violences physiques. 50% des femmes victimes de violences physiques ont déclaré avoir subi des violences pendant leur grossesse ». La violence à l’égard des jeunes femmes peut avoir un grave impact sur leur vie future. «Les filles victimes de violence sont moins susceptibles de terminer leur scolarité. Il ressort d’une étude menée au Nicaragua que les enfants de femmes victimes de violence abandonnent leurs études en moyenne quatre années plus tôt que les autres enfants ». La Jeunesse Ouvrière Chrétienne Internationale (JOCI) dénonce tous les types de violence à l’égard des femmes. Nous estimons que lorsqu’il y a violence dans le monde, où que ce soit, nous nous devons d’élever notre voix. Nous devons lutter pour nos droits. Les revendications que nous présentons dans le cadre de notre campagne pour les jeunes travailleuses sont les suivantes :
Nombreux sont les mouvements nationaux membres de la JOCI qui mènent des actions pour que ces revendications soient satisfaites. Au Zimbabwe, au Ghana, en Namibie et au Gabon, par exemple, des jeunes travailleuses s’organisent contre l’expansion du VIH/SIDA et elles éduquent d’autres jeunes femmes. La JOC du Sri Lanka travaille en réseau avec d’autres organisations pour mener des actions en rapport avec la violation du droit de s’organiser, du droit à des conditions de vie décentes et elle réclame la fin des violences sexuelles à l’encontre des jeunes femmes travaillant dans les zones franches. Au Pérou et au Paraguay, la JOC mène une action réclamant le droit des jeunes employées de maison à ne pas subir de violences sexuelles, ainsi que leur droit à des congés et à l’éducation. Afin d’appuyer et de renforcer ces actions, la JOCI a prévu un échange international de jeunes travailleuses au Sri Lanka en septembre 2008. Nous espérons rassembler les expériences et les actions liées à la réalité culturelle, religieuse, sociale et politique des jeunes travailleuses des différents continents, afin qu’elles tirent des enseignements à partir du vécu des autres et qu’elles découvrent les moyens de changer leur situation. Ensemble, nous poursuivons notre combat pour bâtir un monde juste pour toutes les femmes. ![]() Geethani Peries Groupe de travail « Jeunes travailleuses » Citez cet article sur votre site | Pages vues: 3300
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Une jeune femme du Zimbabwe confie : « Mon oncle me battait avec des câbles électriques. Avant
d’aller vivre chez mon oncle et ma tante, je vivais chez la mère de ma sœur aînée et mon frère
m’emmenait souvent dans la brousse. Puis il me violait. J’avais huit ou neuf ans. J’avais peur. Il
me disait : ‘Je te battrai si tu racontes jamais ça à quelqu’un’ ».

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