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Communiqué – 25 novembre 2009 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par Secrétariat International   
25-11-2009

Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

Image Partout dans le monde, le 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, est un jour important pour toutes les femmes et tous les hommes.

Au Nicaragua, la majorité des travailleurs des industries manufacturières des zones franches sont des femmes. La rotation du personnel y est fréquente, les problèmes de santé abondent et le taux de mécontentement des travailleurs est élevé en raison des mauvaises conditions de travail. Les femmes sont confrontées à de dures situations, notamment aux abus de pouvoir de leurs superviseurs, au harcèlement sexuel ainsi qu’aux violences verbales, et parfois physiques. Il apparaît aussi clairement que la main d’œuvre masculine est davantage valorisée que la main d’œuvre féminine. Si les femmes veulent obtenir de meilleurs postes, l’une des conditions est qu’elles ne tombent pas enceintes.

Cucu, employée de maison à Cimahi, dans la partie ouest de Java en Indonésie, vit sous pression depuis qu’elle a été victime d’un viol commis dans sa ville il y a plusieurs mois par un employé du gouvernement. La police n’a pas prêté grande attention à son cas, qui lui a pourtant été rapporté par 17 organisations (dont la JOC d’Indonésie) le 29 mai 2009. Les employées de maison sont les plus vulnérables à la violence et généralement, elles gardent le silence en raison des graves menaces que font peser sur elle les auteurs de viol. Cucu travaille presque 24 heures sur 24 et elle n’a droit qu’à un temps très limité de repos. Elle n’a pas de temps à se consacrer, ni à elle-même ni à sa famille. Elle perçoit un salaire de 300 000 roupies ou 35 dollars par mois, soit bien moins que le salaire minimum fixé par le gouvernement indonésien.

Très souvent, ces situations se perpétuent parce que les travailleuses ne connaissent pas leurs droits ou elles ont peur de perdre un emploi dont elles ont besoin pour subvenir aux besoins de leur famille. Par ailleurs, les institutions responsables de garantir leurs droits ne font pas leur travail correctement et efficacement et très souvent, elles sont favorables aux transgresseurs. Quant aux femmes, lorsqu’elles ne reçoivent pas de réponse, elles finissent par renoncer.

Marcia est une jeune femme qui travaille dans un magasin de vêtements au Venezuela. Son magasin emploie 36 personnes, dont 27 femmes et 5 d’entre elles sont enceintes. Marcia se trouve à la caisse et les caissières n’ont pas de siège pour travailler. Elles restent donc debout pendant 8 heures, y compris les femmes enceintes. Ce magasin connaît des périodes où les ventes sont très importantes, alors le personnel doit travailler sans prendre un seul jour de congé et il doit signer un papier indiquant qu’il renonce à son droit à des heures supplémentaires rémunérées. Cela a des conséquences directes sur d’autres aspects de la vie de ces personnes, les empêchant de faire partie d’organisations, d’avoir une vie de famille et pour celles qui sont mères, de s’occuper de leurs enfants et de passer leurs jours de congé avec eux. L’une des causes principales du problème identifiées par la JOC est que les femmes sont sous-valorisées. Par conséquent, elles ont une mauvaise opinion d’elles-mêmes, ce qui les rend soumises et plus disposées à accepter leur condition. Consciente du problème, la Jeunesse Ouvrière Chrétienne Internationale mène des actions dans différents pays pour que ces réalités changent. Au Venezuela, elle a ouvert des plateformes de participation pour les jeunes femmes, où celles-ci peuvent discuter de leur réalité. Au Paraguay, le mouvement travaille avec les employées de maison ; il dispose d’un centre d’accueil qu’il ouvre le week-end et où les jeunes femmes sont informées de leurs droits et peuvent s’organiser et commencer à réclamer et à générer des changements dans leurs conditions déplorables. Au Nicaragua, la JOC organise les jeunes travailleuses des zones franches. Au Sri Lanka, elle coordonne une campagne de signatures en faveur des droits des jeunes travailleuses des zones franches. En Espagne, un programme radio consacré aux problèmes de genre offre aux jeunes l’occasion de parler de leurs expériences en matière d’inégalité entre les hommes et les femmes. Avec les jeunes mères, la JOC d’Équateur envisage d’ouvrir une crèche communautaire afin que ces jeunes femmes puissent aller travailler. Au niveau international, nous menons une campagne pour la protection sociale et l’un des axes fondamentaux de la campagne est de faire de l’égalité des genres une réalité.

Il faut que nous multipliions nos actions et touchions davantage de jeunes. Pour ce faire, il est indispensable de renforcer et d’élargir le travail que nous réalisons avec d’autres associations car ce n’est qu’en unissant nos forces que nous aurons un impact plus important.

  • le respect et la garantie du droit à la maternité ;
  • l’égalité au niveau des possibilités d’emploi et des conditions salariales ;
  • l’égalité d’accès aux espaces de décision ;
  • par-dessus tout, le respect de la dignité des jeunes travailleuses et la reconnaissance de leur valeur en tant que personnes ; et
  • l’élimination de toutes formes de violence et d’abus à l’égard des jeunes travailleuses.

Une fois encore, la JOCI dénonce et s’oppose à tous les types d’inégalité et de violence dont sont victimes les femmes à travers le monde, et nous exigeons que les gouvernements ratifient les conventions et qu’ils reconnaissent et respectent les droits fondamentaux des femmes, notamment :

En 2008, la JOCI a lancé une campagne en faveur d’une protection sociale pour toutes et tous. Dans le cadre de cette action, nous ciblons l’égalité des genres comme l’un des principaux problèmes à résoudre.

Par le biais de toutes les petites actions que nous menons à différents endroits à travers le monde, nous voulons contribuer à la construction d’une société plus humaine et plus solidaire. L’humanité ne sera en mesure de dépasser les aspects matériels que si elle retourne aux valeurs fondamentales de la vie. Agissons ensemble pour bâtir un monde juste !

La Jeunesse Ouvrière Chrétienne Internationale

Groupe de travail Égalité des genres


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