| Témoignage de Nalini |
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| Écrit par Secrétariat International | ||||
| 26-03-2007 | ||||
![]() Nalini (Negombo/Sri Lanka) A 16 ans, j’ai travaillé dans une maison du quartier dans la sous-traitance. Dans mon village, il y a une femme qui apporte des vêtements d’une usine textile de la zone franche pour faire du travail manuel. Nous devions décorer les vêtements à la main. Je faisais généralement 50 pièces par jour. Elle payait 2 roupies la pièce (moins de 0,02 $US). Je pouvais gagner jusqu’à 100 roupies par jour (0,91 $US). Mais je n’avais pas de revenus fixes car nous n’avions pas de travail tous les jours. Nous ne pouvions travailler que lorsque l’usine faisait appel à nous. J’ai fait cela pendant 3 mois. Puis j’ai passé mon examen d’études secondaires. J’ai abandonné ce travail et j’ai entamé des études supérieures.
A 20 ans, j’ai terminé mes études. A l’époque, l’une de mes amies travaillait dans une usine textile. Elle m’a invitée à travailler avec elle à l’usine. Il s’agissait de Hands International, une entreprise australienne. Ils ont deux divisions dans l’usine : la division gants et la division sacs. On m’a engagée dans la division sacs.
Je n’oublierai jamais ces jours-là. J’en ai appris beaucoup sur les conditions des jeunes travailleuses. Nous ne sommes que des machines. Partout où on regardait, on voyait que chacune travaillait, encore et toujours, sans relâche. Moi, ma tâche était de transporter des caisses de fermetures à glissière depuis les entrepôts. Mon Dieu ! Ce travail était très dur pour moi. Je devais contrôler les fermetures à glissière après être allée chercher les caisses à l’entrepôt. Ces caisses pesaient plus de 30 kg. Moi, je pèse 32 kg. Comment pouvais-je faire cela ? Lorsque j’avais mes règles, je ne pouvais pas travailler dur. Ces jours-là, je ne pouvais pas porter ces lourdes caisses. J’ai discuté de ce problème avec mon superviseur mais il n’a rien fait à cet égard. Il ne se préoccupait pas de mon problème. Parce que j’étais une fille, cela ne les intéressait pas. Tout ce qu’ils voulaient, c’était atteindre leurs objectifs de production. Chaque mois, en tant que femme, j’étais confrontée à ce problème. Si j’avais été un garçon, cela ne me serait pas arrivé. Après un certain temps, je suis tombée malade à cause des poids que je devais porter. J’avais mal à la colonne vertébrale et le médecin m’a conseillé de ne plus porter de choses lourdes. Je n’avais pas le choix. J’ai quitté mon travail. Je suis devenue membre d’un groupe de base de la JOC lorsque ces choses sont arrivées. C’est grâce à ma sœur que j’ai fait la connaissance de la JOC. Maintenant, je comprends à quel point ce mouvement influence ma vie. J’ai compris qu’il fallait admirer les jeunes travailleuses et que la méthode du mouvement nous aiderait à atteindre notre rêve. Aujourd’hui, je suis membre du mouvement au niveau national. Je suis heureuse de travailler aux côtés des jeunes et je fais de mon mieux. Citez cet article sur votre site | Pages vues: 1277
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