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BULLETIN JOCI 


 Cher/e [FULLNAME],

 

 

Cher lecteur, chère lectrice,

La rédaction de la Newsletter de la JOCI vous souhaite à tous une bonne santé et de l'espoir au milieu de l'inévitable pandémie mondiale actuelle.

La situation actuelle n'est pas facile, des millions d'emplois ont été perdus, les travailleurs de divers endroits ont perdu leurs revenus et l'économie ne s'est pas totalement rétablie. Cependant, nous ne voulons pas que vous perdiez l'espoir d'une vie meilleure aujourd'hui et à l'avenir.

Mais la situation ne changera pas si nous ne prenons pas des mesures concrètes, si nous ne faisons pas de percées stratégiques, si nous ne sommes pas plus critiques à l'égard de la situation actuelle et si nous ne présentons pas de manière créative des réponses à tous les défis qui se présentent actuellement.

Dans ce numéro, vous trouverez des informations sur ce qui se passe à la conférence internationale du travail et sur la participation des dirigeants de la JOC à cette conférence. En outre, les dernières conditions en Colombie qui requièrent notre attention et le rôle de la JOC dans la lutte pour la paix en Colombie. Nous vous présentons également les dernières nouvelles de l'Association Internationale Cardijn (AIC) afin que vous soyez au courant de ses progrès et que vous puissiez être enthousiastes à l'idée de participer à son renforcement.

Bonne lecture et nous attendons vos commentaires pour améliorer cette Newsletter à l'avenir.

Meilleures salutations,

Ludovicus Mardiyono
Chef des publications de la JOCI
 

La JOCI appelle 187 États membres de l'OIT à agir solidairement pour un système de protection sociale plus fort et transformateur

Bruxelles (JOCI Presse) - Basma Doka Louis, la coordinatrice africaine de la JOC, a pris la parole à la Conférence internationale du Travail (CIT), abordant l'un des principaux sujets de la conférence au sein de la Commission chargée de la discussion récurrente sur l'objectif stratégique de la protection sociale (sécurité sociale) au titre du suivi de la Déclaration de l'OIT sur la justice sociale pour une mondialisation équitable.

Dans sa déclaration, elle a insisté sur le fait que les jeunes travailleurs ont besoin de se sentir valorisés en étant reconnus. La mise en œuvre complète de la convention 102 et de la recommandation n° 202 de l'OIT est cruciale pour garantir un système de protection sociale juste pour toutes et tous.

Basma a également partagé le témoignage d'un travailleur de la restauration en Australie qui a été affecté par la pandémie du Covid-19 : « Je travaillais comme cuisinier dans un restaurant. Lorsque le Covid a frappé et que le gouvernement a octroyé des aides sociales pour faire face à la crise, je n'y avais pas droit et l'entreprise m'a licencié. J'ai dû dépendre d’associations caritatives pour me nourrir. Cela a eu un impact sur ma santé mentale ». Cette déclaration a été lue depuis l'Égypte dans le cadre d’une CIT virtuelle.

La situation à laquelle les employés de la restauration ont été confrontés en Australie a également été vécue dans de nombreux autres pays, notamment par les étudiants travailleurs migrants qui vivent sans prestations de protection sociale, par les travailleurs informels et précaires qui ne bénéficient pas de protection adéquate, par les travailleurs de la « gig economy » (économie des petits boulots) qui vivent dans l’incertitude quant à leur avenir, et par les jeunes qui ont perdu leur emploi, leurs revenus et leurs économies en raison de la crise du Covid.

Basma a souligné que la protection sociale était un droit pour tous. La protection sociale englobe les soins de santé de qualité, l'éducation, les allocations de chômage et un filet de sécurité global pour tous. Les infrastructures telles que l'eau, l'électricité et l'internet sont nécessaires pour participer au monde d'aujourd'hui. En outre, l'accès aux transports publics est une question de justice sociale et répond à des besoins écologiques.

Basma a rappelé que pour réaliser tout cela, la solidarité de tous les pays membres de l'OIT, des travailleurs et des employeurs s’avérait indispensable.

À l’issue de son intervention, Basma a appelé à agir solidairement. Investir dans le financement solidaire implique que les sociétés multinationales qui profitent le plus de l'économie mondialisée paient des impôts là où elles génèrent leurs bénéfices afin qu’un système de protection sociale fort et transformateur puisse être mis en place.

« Dernier point mais non le moindre, j'exhorte les 187 États Membres de l'OIT à appliquer les mesures proposées dans le rapport, en tenant compte également de la réalité des jeunes », a conclu Basma.

Du 7 au 19 juin, les représentants des gouvernements, des travailleurs et des employeurs de 187 États Membres de l'OIT sont réunis en ligne à l’occasion de la 109e Conférence internationale du Travail pour discuter des questions relatives au monde du travail, notamment d'une relance post-pandémie centrée sur l'être humain.


 

La JOCI se fait l'écho des revendications des travailleurs à la Conférence de l'OIT : Agir pour la justice sociale et respecter la dignité de chacun

Bruxelles (JOCI Presse) – Avec pour toile de fond les pleurs et les cris de millions de travailleurs contractuels qui ont perdu leur emploi à cause de la pandémie de Covid-19, la JOCI continue de s'adresser au monde à l’occasion de la Conférence internationale du Travail qui se déroule de façon virtuelle au siège de l'OIT à Genève, en Suisse.

Ana Cecilia Salazar, dirigeante de l'équipe de la JOC des Amériques, est montée à la tribune lors de la conférence du travail, déplorant le sort d'une travailleuse contractuelle du Pérou qui a perdu son emploi à cause de la pandémie.

« J'avais un contrat temporaire. Lorsque le confinement a été décrété, l'entreprise a suspendu le travail. Notre contrat va se terminer et nous serons 50 jeunes sans emploi », a lu Ana à voix haute, partageant le témoignage de cette travailleuse péruvienne.

Les travailleurs contractuels sont les travailleurs les plus vulnérables et les premiers à être licenciés lorsque l'entreprise doit mettre fin à la relation de travail. Dans sa déclaration, qui a été lue depuis le Pérou, Ana a souligné que le phénomène des licenciements faciles visant les travailleurs contractuels se produit dans presque tous les pays et touche des millions de personnes à travers le monde. Cette forme de travail, à l’image de toutes les formes de travail précaire et informel liées aux plateformes en ligne, ne cesse de prendre de l’ampleur dans la foulée de la pandémie.

Pour répondre à ce phénomène mondial, Ana s'est fermement fait l'écho des revendications des travailleurs opprimés, soulignant l'importance et l'urgence d'agir pour atteindre la justice sociale et respecter la dignité de chacun.

« Une protection sociale forte et mondiale doit couvrir chacun et chacune, y compris les migrants et les travailleurs informels. La protection sociale implique des conditions de travail décentes pour les travailleurs des services, ainsi que la garantie d'un filet de sécurité pour tous », a déclaré Ana, mettant l’accent sur l'importance d’une protection sociale pour tous.

Selon elle, outre la protection sociale, les membres de l'OIT doivent également prendre conscience de la valeur du travail de soins. Cette valorisation doit se traduire par des conditions de travail décentes et des droits de représentation pour les travailleurs du secteur des soins.

« Il s’agit d’une réalité mondiale et le multilatéralisme est donc crucial. Le travail doit être digne ; la santé et la sécurité au travail doivent être garanties partout. Tout le monde a besoin d'un revenu digne. Les droits du travail doivent être actualisés en fonction de notre réalité numérique, y compris plus d'égalité et plus de possibilités d'accès à l'internet et à l'électricité », a déclaré Ana.

Ana a particulièrement insisté sur le fait que les jeunes ont besoin d'options réelles et de conditions de travail dignes. Cela implique de lutter contre le chômage des jeunes, mais aussi de leur accorder plus de droits et de meilleures conditions sur leur lieu de travail.

Par ailleurs, Ana a souligné l'importance d'agir pour l'égalité des genres, notamment en promouvant le leadership des femmes.

Elle a conclu son intervention sur ces mots : « Il ne s'agit pas seulement de réagir à une situation soudaine. Il s'agit de s'attaquer aux causes mêmes de ces inégalités. Nous parlons beaucoup des vulnérabilités. Mais il y a des acteurs qui en ont profité économiquement. Ils doivent contribuer au bien commun en conséquence. Ne manquez pas cette occasion unique de nous rapprocher d'un monde juste et d'un travail digne pour tous ! »


La JOCI se range aux côtés du peuple colombien pour la paix et la fin des violations des droits humains

Au moins cinquante-huit personnes ont été tuées par la police et des dizaines d’autres sont portées disparues depuis le début des troubles sociaux qui ont éclaté en Colombie le 28 avril dernier. Des émeutes ont eu lieu dans différentes villes et les jeunes travailleurs, les femmes, les paysans, les pêcheurs et les citadins pauvres ont payé un lourd tribut. La police et l’armée ont brutalement combattu les manifestants dans les rues des centres-villes.

La Colombie est un pays qui connaît une succession de gouvernements néolibéraux, lesquels, depuis des décennies, mettent en œuvre une série de réformes et de législations antipopulaires dans les domaines de la santé, de l'éducation, de la sécurité sociale et du travail, soutenus par un solide système militaire et policier.

La dernière tentative de réforme fiscale du gouvernement et le cynisme de l'ultra-droite ont, en imposant leurs mesures néolibérales, déclenché une rébellion populaire massive, mettant en évidence la crise structurelle que traverse le pays et l'échec de ce modèle sur le continent. La réponse du gouvernement face à ces manifestations a été plus qu’affligeante : répression armée, violations des droits humains, disparitions de leaders sociaux, abus sexuels et véritables massacres urbains dans différentes régions du pays.

La Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC) des Amériques, la JOC Internationale et le Réseau latino-américain pour le droit à la protection sociale expriment leur soutien inconditionnel à l’ensemble du peuple colombien, à ses mouvements sociaux et ses organisations politiques qui manifestent courageusement leur mécontentement lors de journées de mobilisation permanente, faisant entendre leurs revendications pour la transformation du pays.

« Nous sommes solidaires avec tout le peuple colombien, en particulier les jeunes travailleurs qui sont en lutte et en résistance permanente en première ligne contre le gouvernement répressif d’Ivan Duque qui bafoue les droits humains », a souligné le secrétaire général de la JOCI, Orlando Machado, depuis le siège de la JOCI à Bruxelles.

Par ailleurs, Orlando a confirmé que la JOCI soutenait et se joignait aux actions pacifiques du peuple colombien en quête d’équité et d’une égalité de droits sociaux.

« Nous appelons tous nos militants, nos alliés et toutes les institutions à s’élever fermement, aux côtés du peuple colombien, contre les graves violations des droits humains perpétrées par l'État colombien. Pour les disparus, les torturés, les assassinés, les prisonniers politiques aux mains du gouvernement d'Ivan Duque, nous n'aurons de cesse de nous battre jusqu’à ce que leurs revendications soient entendues et satisfaites. Nous, les jeunes travailleurs, ne faisons pas la révolution. Nous sommes la révolution en marche », a déclaré Orlando.


Nouvelles de l'AIC

Ce bulletin électronique – e-news – que  vous venez de recevoir sous un nouveau format s'inscrit dans le cadre de la nouvelle collaboration entre l’Association Internationale Cardijn et la JOC Internationale.

Comme nous l'avions annoncé, les personnes suivantes ont été élues lors de l'Assemblée générale de l'AIC en février :

Bernhard Bormann, ancien de la JOC allemande, a été membre de l'équipe internationale de la JOCI. Il travaille actuellement comme secrétaire régional du KAB (mouvement ouvrier catholique) à Rothenburg-Stuttgart. Bernhard représente la continuité, assurant le tuilage avec les nouveaux conseillers car il a commencé à coopérer avec la JOCI il y a deux ans, notamment lors de la réalisation du colloque européen en 2019.

Marinete Alves Bayer a été membre de l'équipe internationale de la JOCI de 1983 à 1987. C’est une ancienne de la JOC du Brésil qui vit en Espagne. Elle est actuellement engagée dans plusieurs organisations sociales locales en Espagne et est très active au sein de l'Association de rencontre éducative Joseph Cardijn.

Michele Di Nanno a également été membre de l'équipe internationale de la JOCI de 1983 à 1987. Il est originaire d'Italie et est un ancien membre de la JOC wallonne (Belgique). Très actif et coordinateur au sein du mouvement d’éducation permanente et populaire en Belgique, Michele fera office de pont  entre l’AIC et les particularités belges, étant donné que le secrétariat de la JOCI est situé à Bruxelles. 

Enfin, Ludovicus Mardiyono a été président de la JOC internationale de 2012 à 2016 et avait aussi été président de la JOC d’Indonésie. C’est « l’ancien le plus récent » de la JOCI. Grâce à ses compétences en termes de communication, il assistera la JOCI et à l’AIC, entre autres en éditant et publiant cet e-news et d'autres bulletins d'information qui seront produits pour vous tenir informés des actions et des points de vue ayant trait à des questions importantes pour la jeunesse et la JOCI.

Avec ces nouveaux venus, et en collaboration avec l'équipe internationale et le secrétariat de la JOCI, nous espérons aller encore plus loin dans la mission de la JOCI et renforcer le mouvement international.

Au cours des derniers mois, l'AIC a organisé plusieurs réunions d'intégration avec les nouveaux conseillers. Nous avons décidé de travailler avec deux commissions : l'une s'occupera des questions de communication, l'autre des questions financières. Par ailleurs, nous avons désigné des personnes chargées de suivre le travail réalisé sur les archives, déjà transférées au Kadoc (Louvain).

La préparation du Conseil international de la JOCI, qui se tiendra en ligne du 25 au 29 septembre, suscite une grande motivation. Il s'agit de l'activité principale du calendrier de la JOCI car elle définira les contenus importants et la coordination de la JOCI pour les quatre prochaines années.

Le mois prochain, nous vous transmettrons une multitude d’autres infos !!!

 

 

 

 

Ce Bulletin vous a été envoyé par la JOC Internationale, Avenue Rodenbach, 4 - 1030 Bruxelles - Belgique

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